Oasis de Mezgarne

Téléphone : +212-(0)61.74.36.17 ou +33-(0)870.444.977 - Mail : oasisdemezgarne@yahoo.fr - GPS : N 30° 46'35 W 05° 30'39

 
 
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Pauvreté et mendicité

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La mendicité au Maroc est omniprésente, mendicité discrète, entre Marocains, parfois agressive à l'égard des touristes. C'est sans doute la plante principale des touristes, cette sensation d'être poursuivi, agressé, essentiellement par des troupes d'enfants, mais aussi par des adultes, qui se proposent par exemple avec insistance de vous guider, et réclament ensuite pour cela un salaire.

Il faut d'abord comprendre que cette mendicité n'est pas réservée aux touristes. L'aumône, ou zakat, est un des piliers de l'Islam, un devoir sacré de tout musulman. Cette charité se fait par le biais des mosquées, de la shoura (redistribution du dixième de ses gains) et tout simplement par l'aumône dans la rue. Cela veut dire qu'un mendiant qui demande à un marocain va assez facilement recevoir 1 ou 2 dirhams, ou au moins une bénédiction, si on ne veut pas donner. Quand l'européen, lui, passe sans rien dire, gêné. Ou donne, mais trop.

Trop donner, c'est possible. Cela veut surtout dire mal donner, aux mauvaises personnes, et encourager la mendicité. C'est cela qui génère les abus, réels, mais concentrés dans les zones fortement touristiques.

Il est malheureusement exact que mendier est devenu un métier pour beaucoup d'enfants, à qui les touristes n'hésitent pas à donner 1 euro, simplement parce qu'ils sont mignons, qu'ils le demandent, ou pour s'en débarrasser. Et quand on refuse de leur donner de l'argent, ils se mettent à demander un stylo, ou un cahier. Pour l'école ? Non, pour les revendre. Mais combien de touristes ont largement distribué leurs largesses aux enfants, les encourageant dans ce "métier" et déstabilisant la structure familiale ?

De même, l'homme qui se propose comme guide effectue un travail. Il en attend une petite rémunération, quelques dirhams, même s'il vous a été totalement inutile. C'est ce qu'il recevra d'un marocain dans les mêmes circonstances. Mais si vous ne voulez pas qu'il vous guide, dites-le lui fermement, tout de suite, et ne le laissez pas vous suivre. Le mot magique "Sir, sir" (Va-t-en) répété plusieurs fois devrait vous rendre votre tranquillité.

Quand vous voulez donnez, rappelez vous toujours qu'un ouvrier gagne environ 50 dirhams par jour, et évaluez votre aumône par rapport à ce salaire, pas, par rapport à votre niveau de vie.

Vous verrez aussi souvent des pauvres, hommes et femmes, passer à côté d'un restaurant, et demander les restes sur les tables, tendant un sac plastique ou deux. C'est choquant pour nos yeux, mais ce qui est réellement choquant c'est qu'ils soient assez pauvres pour avoir besoin de le faire.
La nourriture au Maroc, encore une fois, est sacrée, et ne se jette pas. Vous pouvez leur donner votre pain, la viande que vous n'avez pas mangée dans le plat, et si vous ne le faites pas, le propriétaire du restaurant le fera pour vous.

Vous pouvez aussi prendre contact avec l'instituteur ou le caïd, dans un village, et leur confier ce que vous avez amené pour le donner. Ils sauront faire la distribution.

En résumé :

  • comprendre que la mendicité est un mal endémique et pas réservé aux touristes
  • avoir de la petite monnaie, des pièces d'1 ou 2 dirhams, pour pouvoir donner à ceux qui vous le demandent dans la rue
  • ne pas hésiter à donner du pain ou de la nourriture quand vous êtes au restaurant
  • ne jamais, jamais donner à un enfant (ou alors contre un travail, comme laver la voiture), mais toujours à un adulte.

L'Oasis de Mezgarne a fondé une association, l'Ayour de Mezgarne, qui organise des distributions de nourriture et de vêtements aux nomades de la région du Saghro, et soutient l'école du village voisin de Timganine. Si vous le souhaitez, vous pouvez participer à ces dons, lors d'un circuit, soit en amenant des vêtements, livres ou matériel scolaires de France, soit en achetant sur place de la nourriture.

 

Photographier

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Photographier les gens, et particulièrement les femmes, peut être difficile, ou extrêmement facile. La religion musulmane interdit la reproduction du vivant, pour éviter tout risque d'idolâtrie. Cette interdiction est plus ou moins suivie, et ce qui peut se faire dépend de où vous vous trouvez, qui vous regarde, quel âge ont les gens que vous souhaitez photographier. Une jeune fille se laissera facilement prendre en photo, voire même vous sollicitera, si elle est seule ou avec des amis, alors qu'elle pourra refuser devant ses parents.

D'abord un peu de bon sens : aimeriez-vous qu'un étranger arrive devant vous, pendant que vous êtes assis à la terrasse d'un café, ou en train d'attendre le bus, ne vous dise ni bonjour, ni rien, vous photographie, et reparte aussitôt ?

Alors ne vous comportez pas de la même façon.

Prenez le temps de parler un peu aux gens, demandez leur l'autorisation de les prendre, acceptez s'ils refusent, et vous pourrez faire de beaux portraits. Il sera plus difficile de photographier les femmes, surtout si vous êtes un homme. Si une femme ne souhaite pas être prise en photo, elle se détournera, ou se voilera complètement le visage. Vous pouvez alors prendre la scène que vous étiez en train de cadrer, son visage étant caché, elle attendra patiemment que vous ayez fini.

Payer ou pas pour les photos ?

Payer les danseurs ou les vendeurs d'eau de la place Jemaa El Fna à Marrakech, vous n'avez pas le choix. Ils (car ces danseuses voilées sont des hommes) poseront complaisamment pour vous quelques secondes, et réclameront leur dû. Et les vendeurs d'eau ne vendent rien d'autre que leur image.
Payer le vendeur de poteries qui a fait un superbe étalage autour duquel vous avez tourné pendant quinze minutes, prenant beaucoup de photos sans rien lui acheter, le montreur de serpent ou de singe qui vous a laissé prendre des photos de son spectacle, ou le berger qui a aidé ses chèvres à monter sur l'arganier, ils vous le demanderont sûrement, pourquoi pas ? Ils sont là pour travailler, gagner de l'argent, et pas pour vous offrir un sujet de carte postale gratuitement. Le berger n'est pas obligé de rester auprès de la route à vous attendre, et sans la boutique de poteries quelle photo auriez vous faite ? Mais quelques dirhams suffisent.
Payer les mêmes vendeurs d'eau dans un petit marché du Sud, l'enfant qui vous a demandé 1 euro la minute d'avant, la vieille femme qui conduit son âne, et crie très fort, non pas parce que vous l'avez photographiée, mais parce que vous ne l'avez pas payée, non. C'est une forme déguisée de mendicité. Mais proposez de prendre l'adresse et d'envoyer la photo, cela fera beaucoup plus de plaisir.

Enfin, si vous comptez vendre vos photos, n'oubliez pas de demander une autorisation de publication. Le Maroc a déjà connu quelques procès, et le droit à l'image, même s'il n'est pas aussi strict que chez nous, y existe.

Si vous partez qu désert, pour protéger votre matériel, le mieux reste le chatterton, ou gaffer, collé sur toutes les ouvertures. Et un chèche, entouré autour de l'appareil quand vous ne vous en servez pas. Il peut aussi vous protégez quand vous changez de pellicule, ou d'objectifs. Attention, les zooms sont de véritables pompes à poussières qui souffrent particulièrement.
Si vous utilisez des batteries rechargeables, et des accessoire numériques, emportez une multiprise. Dans certains endroits, les auberges ne font marcher leur groupe électrogène que quelques heures, il est bon de pouvoir tout recharger en même temps sur l'unique prise de la chambre. Et attendez que le groupe soit monté en charge, au bout d'une demi-heure, au début il peut avoir des à coup dangereux.
Si vous utilisez des films, vous pourrez les faire développer dans problèmes dans les grandes villes, en choisissant des magasins équipés de machines express. Soyez plus méfiants avec les petits laboratoires. De même pour l'achat de pellicules, elles peuvent avoir pris un coup de chaud pendant le stockage, et présenter des dominantes de couleur alors que la date de péremption reste éloignée. Le mieux est de faire développer en rentrant chez vous.

En avion, ne mettez jamais vos pellicules en soute, elles seraient soumises à des rayons X très puissants, qui risqueraient de les endommager. En revanche, aucun risque pour les films de moins de 1600 ISO avec les contrôles des bagages à main, et même si vous passez plusieurs fois. Cependant, au delà de 5 à 6 passages, comme pour les pellicules hyper sensibles, demandez un contrôle manuel. Pour cela, sortez-les de leur boite plastique, cela accélère le travail de contrôle.

 

 

Quelques Mots

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Trois langues se parlent au Maroc, l'arabe, le français et le berbère. Voilà quelques mots, glanés, pour vous être utiles. Et pour en savoir plus, notre chronique sur notre blog "Le berbère en images", et nos articles sur la langue arabe

Français
Arabe
Berbère
Bonjour

Salam aleikoum
On répond "Aleikoum Salam"
Le matin : sba el'kheir
Le soir : masa el'kheir

Labès darik
Au revoir Ma' as-salam
Slama (familier)
Akayaoun arbî
Comment ça va ? wouch akhbarrak ?
Labès ?
Ca va très bien Labès bekher
Tout va bien ? Koulchi labès ?
Ca va bien, merci Labès, barak Allah fik
Grâce à Dieu Hamdullillah
Merci

Choukran
Choukran bezaf (merci beaucoup)

De rien Lah' choukran allah wajib
Blajmil
Assfwan
Oui Naam
Ayé
Oui, bien, OK waha
Non Lâa  
Excusez moi smeh liya semhe
S'il vous plait Min fadlik Aafak
Hôtel Fondoukh
Regarde ! Chouf !
Attends Blatti
Viens Agi Adoud
Pain khrobs arum
Mange ! Koul ! Tisch !
Le thé atay
Thé à la menthe atay bin nâa-nâa
Le café kahwa
Café noir kahwa halwa kahwa immimen
Café au lait kahwa halib

 

 

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