| Pauvreté
et mendicité |
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La mendicité au Maroc est omniprésente, mendicité
discrète, entre Marocains, parfois agressive à
l'égard des touristes. C'est sans doute la plante principale
des touristes, cette sensation d'être poursuivi, agressé,
essentiellement par des troupes d'enfants, mais aussi par des
adultes, qui se proposent par exemple avec insistance de vous
guider, et réclament ensuite pour cela un salaire.
Il faut d'abord comprendre que cette mendicité n'est
pas réservée aux touristes. L'aumône,
ou zakat, est un des piliers de l'Islam, un devoir sacré
de tout musulman. Cette charité se fait par le biais
des mosquées, de la shoura (redistribution du dixième
de ses gains) et tout simplement par l'aumône dans la
rue. Cela veut dire qu'un mendiant qui demande à un marocain
va assez facilement recevoir 1 ou 2 dirhams, ou au moins une
bénédiction, si on ne veut pas donner. Quand l'européen,
lui, passe sans rien dire, gêné. Ou donne, mais
trop.
Trop donner, c'est possible.
Cela veut surtout dire mal donner, aux mauvaises personnes,
et encourager la mendicité. C'est cela qui génère
les abus, réels, mais concentrés dans les zones
fortement touristiques.
Il est malheureusement exact que mendier est devenu un métier
pour beaucoup d'enfants, à qui les touristes n'hésitent
pas à donner 1 euro, simplement parce qu'ils sont mignons,
qu'ils le demandent, ou pour s'en débarrasser. Et quand
on refuse de leur donner de l'argent, ils se mettent à
demander un stylo, ou un cahier. Pour l'école ? Non,
pour les revendre. Mais combien de touristes ont largement distribué
leurs largesses aux enfants, les encourageant dans ce "métier"
et déstabilisant la structure familiale ?
De même, l'homme qui se propose comme guide effectue
un travail. Il en attend une petite rémunération,
quelques dirhams, même s'il vous a été totalement
inutile. C'est ce qu'il recevra d'un marocain dans les mêmes
circonstances. Mais si vous ne voulez pas qu'il vous guide,
dites-le lui fermement, tout de suite, et ne le laissez pas
vous suivre. Le mot magique "Sir, sir" (Va-t-en) répété
plusieurs fois devrait vous rendre votre tranquillité.
Quand vous voulez donnez, rappelez vous toujours qu'un
ouvrier gagne environ 50 dirhams par jour, et évaluez
votre aumône par rapport à ce salaire, pas, par
rapport à votre niveau de vie.
Vous verrez aussi souvent des pauvres, hommes et femmes, passer
à côté d'un restaurant, et demander les
restes sur les tables, tendant un sac plastique ou deux. C'est
choquant pour nos yeux, mais ce qui est réellement choquant
c'est qu'ils soient assez pauvres pour avoir besoin de le faire.
La nourriture au Maroc, encore une fois, est sacrée,
et ne se jette pas. Vous pouvez leur donner votre pain, la viande
que vous n'avez pas mangée dans le plat, et si vous ne
le faites pas, le propriétaire du restaurant le fera
pour vous.
Vous pouvez aussi prendre contact avec l'instituteur ou le
caïd, dans un village, et leur confier ce que vous avez
amené pour le donner. Ils sauront faire la distribution.
En résumé
:
- comprendre que la mendicité est
un mal endémique et pas réservé aux touristes
- avoir de la petite monnaie, des pièces
d'1 ou 2 dirhams, pour pouvoir donner à ceux qui vous
le demandent dans la rue
- ne pas hésiter à donner du
pain ou de la nourriture quand vous êtes au restaurant
- ne jamais, jamais donner à un enfant
(ou alors contre un travail, comme laver la voiture), mais
toujours à un adulte.
L'Oasis de Mezgarne a fondé une association, l'Ayour
de Mezgarne, qui organise des distributions de nourriture et
de vêtements aux nomades de la région du Saghro,
et soutient l'école du village voisin de Timganine. Si
vous le souhaitez, vous pouvez participer à ces dons,
lors d'un circuit, soit en amenant des vêtements, livres
ou matériel scolaires de France, soit en achetant sur
place de la nourriture. |
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| Photographier |
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Photographier les gens, et particulièrement les femmes,
peut être difficile, ou extrêmement facile. La religion
musulmane interdit la reproduction du vivant, pour éviter
tout risque d'idolâtrie. Cette interdiction est plus ou
moins suivie, et ce qui peut se faire dépend de où
vous vous trouvez, qui vous regarde, quel âge ont les
gens que vous souhaitez photographier. Une jeune fille se laissera
facilement prendre en photo, voire même vous sollicitera,
si elle est seule ou avec des amis, alors qu'elle pourra refuser
devant ses parents.
D'abord un peu de bon sens : aimeriez-vous qu'un étranger
arrive devant vous, pendant que vous êtes assis à
la terrasse d'un café, ou en train d'attendre le bus,
ne vous dise ni bonjour, ni rien, vous photographie, et reparte
aussitôt ?
Alors ne vous comportez pas de la même façon.
Prenez le temps de parler un peu aux gens, demandez leur l'autorisation
de les prendre, acceptez s'ils refusent, et vous pourrez faire
de beaux portraits. Il sera plus difficile de photographier
les femmes, surtout si vous êtes un homme. Si une femme
ne souhaite pas être prise en photo, elle se détournera,
ou se voilera complètement le visage. Vous pouvez alors
prendre la scène que vous étiez en train de cadrer,
son visage étant caché, elle attendra patiemment
que vous ayez fini.
Payer ou pas pour les photos ?
Payer les danseurs ou les vendeurs d'eau de la place Jemaa
El Fna à Marrakech, vous n'avez pas le choix. Ils (car
ces danseuses voilées sont des hommes) poseront complaisamment
pour vous quelques secondes, et réclameront leur dû.
Et les vendeurs d'eau ne vendent rien d'autre que leur image.
Payer le vendeur de poteries qui a fait un superbe étalage
autour duquel vous avez tourné pendant quinze minutes,
prenant beaucoup de photos sans rien lui acheter, le montreur
de serpent ou de singe qui vous a laissé prendre des
photos de son spectacle, ou le berger qui a aidé ses
chèvres à monter sur l'arganier, ils vous le demanderont
sûrement, pourquoi pas ? Ils sont là pour travailler,
gagner de l'argent, et pas pour vous offrir un sujet de carte
postale gratuitement. Le berger n'est pas obligé de rester
auprès de la route à vous attendre, et sans la
boutique de poteries quelle photo auriez vous faite ? Mais quelques
dirhams suffisent.
Payer les mêmes vendeurs d'eau dans un petit marché
du Sud, l'enfant qui vous a demandé 1 euro la minute
d'avant, la vieille femme qui conduit son âne, et crie
très fort, non pas parce que vous l'avez photographiée,
mais parce que vous ne l'avez pas payée, non. C'est une
forme déguisée de mendicité. Mais proposez
de prendre l'adresse et d'envoyer la photo, cela fera beaucoup
plus de plaisir.
Enfin, si vous comptez vendre vos photos, n'oubliez pas de
demander une autorisation de publication. Le Maroc a déjà
connu quelques procès, et le droit à l'image,
même s'il n'est pas aussi strict que chez nous, y existe.
Si vous partez qu désert, pour protéger votre
matériel, le mieux reste le chatterton, ou gaffer, collé
sur toutes les ouvertures. Et un chèche, entouré
autour de l'appareil quand vous ne vous en servez pas. Il peut
aussi vous protégez quand vous changez de pellicule,
ou d'objectifs. Attention, les zooms sont de véritables
pompes à poussières qui souffrent particulièrement.
Si vous utilisez des batteries rechargeables, et des accessoire
numériques, emportez une multiprise. Dans certains endroits,
les auberges ne font marcher leur groupe électrogène
que quelques heures, il est bon de pouvoir tout recharger en
même temps sur l'unique prise de la chambre. Et attendez
que le groupe soit monté en charge, au bout d'une demi-heure,
au début il peut avoir des à coup dangereux.
Si vous utilisez des films, vous pourrez les faire développer
dans problèmes dans les grandes villes, en choisissant
des magasins équipés de machines express. Soyez
plus méfiants avec les petits laboratoires. De même
pour l'achat de pellicules, elles peuvent avoir pris un coup
de chaud pendant le stockage, et présenter des dominantes
de couleur alors que la date de péremption reste éloignée.
Le mieux est de faire développer en rentrant chez vous.
En avion, ne mettez jamais vos pellicules en soute, elles seraient
soumises à des rayons X très puissants, qui risqueraient
de les endommager. En revanche, aucun risque pour les films
de moins de 1600 ISO avec les contrôles des bagages à
main, et même si vous passez plusieurs fois. Cependant,
au delà de 5 à 6 passages, comme pour les pellicules
hyper sensibles, demandez un contrôle manuel. Pour cela,
sortez-les de leur boite plastique, cela accélère
le travail de contrôle.
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| Quelques
Mots |
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Trois langues se parlent au Maroc, l'arabe, le français
et le berbère. Voilà quelques mots, glanés,
pour vous être utiles. Et pour en savoir plus, notre chronique sur notre blog "Le berbère en images", et nos articles sur la langue arabe
Français |
Arabe |
Berbère |
| Bonjour |
Salam aleikoum
On répond "Aleikoum Salam"
Le matin : sba el'kheir
Le soir : masa el'kheir |
Labès darik |
| Au revoir |
Ma' as-salam
Slama (familier) |
Akayaoun arbî |
| Comment ça va ? |
wouch akhbarrak ? |
Labès ? |
| Ca va très bien |
Labès bekher |
| Tout va bien ? |
Koulchi labès ? |
| Ca va bien, merci |
Labès, barak Allah fik |
| Grâce à Dieu |
Hamdullillah |
| Merci |
Choukran
Choukran bezaf (merci beaucoup) |
| De rien |
Lah' choukran allah wajib
Blajmil
Assfwan |
| Oui |
Naam
Ayé |
| Oui, bien, OK |
waha |
| Non |
Lâa |
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| Excusez moi |
smeh liya |
semhe |
| S'il vous plait |
Min fadlik |
Aafak |
| Hôtel |
Fondoukh |
| Regarde ! |
Chouf ! |
| Attends |
Blatti |
| Viens |
Agi |
Adoud |
| Pain |
khrobs |
arum |
| Mange ! |
Koul ! |
Tisch ! |
| Le thé |
atay |
| Thé à la menthe |
atay bin nâa-nâa |
| Le café |
kahwa |
| Café noir |
kahwa halwa |
kahwa immimen |
| Café au lait |
kahwa halib |
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