| L'Oasis du Tafilalet, qui a donné
son nom à l'ensemble de la vallée et de la province
d'Errachidia, est la plus grande palmeraie du monde, quelques 800.000
palmiers dattiers y produisent des dattes très variées.
C’est le dernier grand oasis avant le désert et les
immenses étendues de sable du Sahara. Au sens historique
, le Tafilalet désigne la palmeraie entourant Rissani, cette
appellation est couramment étendue à l’ensemble
de la vallée des ouards Ziz et Rheris. Le tafilalet, la «
mer de palmiers » affecte grossièrement la forme d’un
triangle dont la base au Sud mesure une douzaine de kms et la hauteur
20 kms. Traversé par le Ziz, bordé à l’Ouest
par le Rheris, deux oueds qui ne coulent qu’en période
de rares crues. Leur confluent se marque par une vaste plaine alluviale
plantée d’acacias.
En 1996, on a découvert dans la région les restes
d’un nouveau dinosaure carnivore, Carcharodontosaurus saharicus.
Plus gros que le Tyrannosaurus Rex il devait mesurer une quinzaine
de mètres et peser environ 8 tonnes. Un autre carnivore,
inconnu jusque là, mais baptisé Deltadromeus agilis,
a aussi été découvert. Plus petit, il devait
mesurer 9 mètres et peser environ 4 tonnes. |
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| Cette région, autrefois riche grâce
à l'irrigation et aux caravanes, fut victime tout à
la fois de la sécheresse et des crues. Jadis c’est
au sein d’une palmeraie prospère comptant environ 200.000
habitants que se tenait Sijilmassa, sa capitale. La palmeraie était
alors une centre de vie extraordinaire où se rencontraient
les marchands et caravaniers venus de l’Atlantique et du Soudan,
du Niger et de la Méditerranée, et où florissait
le commerce des esclaves d’Afrique Noire. Mais Sijilmassa
disparu, remplacée par Rissani. Peu à peu épuisée
par les querelles tribales, la région, s’est doucement
endormie, après sa pacification dans les années 30.
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| Pourtant, sa mosaïque culturelle et linguistique
est encore aujourd’hui très vivante. Chaque tribu, chaque
vallée, chaque village possède une identité qui
lui est propre, reconnaissable à sa musique, à ses particularités
architecturales, à ses coutumes et aux costumes de femmes,
fibules en argent, handiras, et coiffes aux volumes et formes variables
selon que l'on fait partie des Aït Hadiddou, des Aït Morghad,
des Aït Izdeg, des Aït Atta ou d'ailleurs. Les maquillages
et les tatouages sont raffinés, racontent une histoire, indiquent
l’appartenance, la position dans la société de
celui ou celle qui les portent.
Une des grandes traditions de la région est un genre littéraire
qui lui est propre, le Malhoun, d'un genre poétique et musicale
né dans cette région avant d'aller prospérer
dans le reste du Maroc et de s'étendre en Maghreb tout entier.
Musique savante, poésie ouvragée, le Malhoun (qu'on
pourrait traduire par le mélodique, où bien le chanté)
- probablement né du Madih (ou chant religieux) vers le XVIéme
siecle - semble avoir longtemps été un chant déclamatoire
comportant pour seuls instruments les mots et le rythme des vers,
c'est c'est sans doute là le secret qui a fait de cette poésie
l'une des plus mélodieuse. |
"Le Malhoun est né dans Tafilalet, il a été
élevé à Marrakech et il est mort a Fes".
A Marrakech, le Malhoun a adopté l’irrévérence
qui le caractérise. Quant à ces rythmes d'origines
africaine, il les a acquis auprès des confréries et
Zaouias. La"Mort" du Malhoun à Fès, elle
ne signifie que son achèvement et non sa fin, c'est à
Fès que le Malhoun atteint sa plein maturité, et se
pare des raffinements de la musique Andalouse. De là il part
en Algérie et en Tunisie...
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Ici, on accueille le visiteur en lui présentant du lait et
des dattes, mélange de douceurs, de sucré, collation
délicieuse dans l’oasis…. |
Nos circuits passant par la vallée du Ziz
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