L’oued Dadès
trace son chemin de verdure dans un paysage rocailleux, parsemé
de laurier-rose. Il prend sa source, sous le nom d’Imdghas,
au pied d’un plateau de l’Atlas central d’où
part également l’oued Ziz.
Sur le premier tiers de son parcours, c’est un vrai torrent
de montagne, au débit important (700 litres/seconde), et
creuse des gorges profondes en aval de Msemrir, pour atteindre la
plaine à Boulmane, dans une faille entre l’Atlas et
le Sagho.
La route suit des virages en épingles à cheveux, et
il est possible d’y faire de l’escalade. Il est aussi
possible de rejoindre les gorges du Todgha,
en passant par Tamtatouche.
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Boumalen du Dadès est une
ville agréable, un centre administratif, avec un grand souk.
La hamada qui s’étend au sud est un endroit privilégié
pour l’observation ornithologique, on peut rejoindre par la
piste Tagdilt et la Vallée aux Oiseaux)
Amoindri par l’irrigation, il
reçoit à Kelaâ, dans la vallée
des roses, l’apport de l’oued M’goun, qui
lui permet de grossir à nouveau et d’abreuver de nombreuses
oasis et palmeraies jusqu’au-delà de Ouarzazate,
où il rencontre l’oued Idermi pour former le Draa.
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La région fut de tout temps
agitée et insoumise. Elle est émaillée de constructions
fortifiées, d’où elle tire son surnom vallée
aux mille kasbahs. (Notamment l’ancienne kasbah du Glaoui
à Aït Mouted, une autre à Aït Arbi et à
Tamnalt, et surtout la kasbah Amerdihl à Skoura).
Elle fut le refuge des derniers rebelles à
la pacification française, et c’est la légion
étrangère qui réalisa la première route,
toujours utilisée aujourd’hui. |
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