| Les Palais |
Le Palais de la Bahia fut
construit à la fin du XIX° par Ba Ahmed, un grand vizir,
qui décida de ne faire qu’un rez de chaussée
pour épargner à son obésité la montée
des marches. Les appartements destinées aux favorites,
concubines et à sa famille furent construits dans le plus
grand désordre, au fur et à mesure des aggrandissement,
au cœur d’un jardin de 8 hectares. La construction
s’étala sur 7 ans et mobilisa un millier d’artisans
venus de Fès, qui multiplièrent les décors,
bois, marbres et stucs sculptés, à l’intérieur
comme à l’extérieur. On visite aujourd’hui
la grande cour d’honneur, les appartements de la favorite
et la salle du conseil, utilisée autrefois par Lyautey.
Le palais el Badi se trouve
derrière Bab Berrima, et son nom veut dire « le palais
de l’Incomparable ». Sa construction fur ordonnée
par Yacoub el-Mansour après sa victoire à la bataille
des Trois Rois, et financée par les dommages de guerre
des Portugais, l’or de Guinée et le sucre du Souss.
Le marbre fut importé de Carrare, contre son poids en sucre.
De nombreux matériaux et artisans venus d’Europe
furent utilisés pour sa construction. Il ne reste malheureusement
que des ruines des magnifiques 360 pièces organisées
autour d’une cour intérieure , fleurie et parsemée
de bassins, mais ces fantômes revivent chaque année
au mois de juin, lors du festival du folklore
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Palais de la Bahia
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| Dar Si Saïd
fut bâti à la même époque que le palais
de la Bahia, par le frère de Ba Ahmed, dans le style alaouite,
et le palais abrite depuis longtemps le musée des arts marocains.
A l’étage, on peut voir un grand salon hispano-mauresque,
des meubles de mariage, des tapis berbères |
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Les Tombeaux Saadiens avaient
été emmurés par Moulay Ismaïl, désireux
à la fois d’effacer les traces de ses prédécesseurs
et de protéger cette merveille architecturale. Construits
à partir de 1591, les mausolées abritent la sépulture
de 13 souverains Saadiens, et la délicatesse de leur décoration,
la finesse des arcs, et des sculptures en fait un monument exceptionnel
que l’on atteint par un passage étroit creusé
dans la muraille
La Koubba Ba’adiyn a
été découverte en 1948, et son élégante
coupole blanche et nervurée est l’unique vestige almoravide
à Marrakech. Bâtie en briques et en pierre, elle est
richement décorée de rosaces, d’arcs brisés
et d’éléments floraux, gravés dans le
marbre
La Mosquée Ben Youssef
a été construite en l’honneur de l’un
des Sept Saints, Sidi Youssef Ben Ali, et c’est autour d’elle
que la médina s’est organisée. Rien ne subsiste
de la mosquée d’origine, entièrement restaurée
aux XVI° et XIX° siècle, et dont le minaret de pierre
monte à 40 m. |

Les tombeaux Saadiens
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Medersa Ben Youssef |
La Medersa Ben Youssef
est l’un des plus beaux édifices de Marrakech. Fondée
au XIV° siècle, elle est entièrement remaniée
par le sultan Moulay Abdallah, qui en fait la plus importante école
coranique d’Afrique du Nord. Ses portes de cèdre sculpté
(dont la forme a été reprise dans les portes de la
Mosquée Hassan II à Casablanca), ses décorations
de stuc et de mosaïque portent la marque de l’art andalou.
De part et d’autre d’un bassin, deux galeries soutenues
par des piliers en bois sculptés, sur lesquelles, au premier
étage, donnent quelques une des cent-trente-deux chambres
aménagées pour les étudiants.
La Mosquée «
aux Pommes d’Or » a été construite
par Yacoub El-Mansour dont l’épouse, selon la légende,
avait donné ses bijoux pour fabriquer les boules d’or
qui coiffent son minaret. Elle a été restaurée
en 1569, après une explosion, et sa façade toute blanche
longue de 80 m abrite une salle de prière composée
de onze nefs. Son minaret est un modèle classique, décoré
d’entrelacs, et d’une frise de faïences vertes.
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Les tombeaux des Sept Saints,
dont le pèlerinage a été institué par
Moulay Ismaïl pour redorer le blason religieux de Marrakech qui
souffrait de la concurrence du pèlerinage des Sept Saints Regraga
d’Essaouira. A partir du XVIII° cette manifestation fut
contestée par les musulmans orthodoxes, sans pour autant en
réduire le succès. Aujourd’hui, aller au sept
hommes est synonyme d’aller à Marrakech. Ils sont Sidi
Youssef, le protecteur des lépreux, Sidi Souhaeil, le poète,
Sidi Abdelaziz Tebaa, le guérisseur, Sidi Bel Abbas, le patron
de Marrakech, Sidi Ben Abdallah El Ghazouani, l’Ascète,
El Jazouli, le guide spirituel et Cadi Ayyad, le juste.
Situés près des portes ou dans la médina, les
tombeaux ne peuvent pas être visités par les non-musulmans. |
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| Le mellah
de Marrakech garde les traces de l’importante population juive,
qui participa à la prospérité de la ville. Ce
fut le plus important du Maroc. Rappelons que les juifs font partiede
l’histoire du Maroc, et que même si ils devaient, en échange
d’une « protection », s’acquitter de la dhimma,
l’impôt auquel étaient soumis les non-croyants,
ils étaient sans doute mieux intégrés qu’ailleurs,
que ce soient dans le nord, où les sultans revenus d’Andalousie
continuaient la tradition d’ouverture culturelle et s’entouraient
de nombreux conseillers juifs, où dans le sud, où, dans
de nombreuses villes, les juifs, arrivés parfois très
tôt, et même avant l’hégire, étaient
intégrés dans les tribus berbères, au point de
porter les armes et participer à la défense de leur
tribu dans les multiples guerres intestines. Traditionnellement orfèvres
en argent, ils ont participé à la création d’un
art marocain reconnu. |
| Les tanneries
étaient tellement renommées qu’elles ont donné
le nom de la ville à une sorte de cuir, le maroquin de nos
ministres, utilisé dès la Renaissance pour la reliure.
Installées sur l’oued Issil, les tanneries fonctionnent
encore de manière traditionnelle. On
atteint le quartier Sidi Bel-Abbès par la Bab Taghzout, à
côté de la superbe fontaine
Chob ou Chouf (« Bois et admire
»), ancien quartier nommé en l’honneur d’un
des Sept Saints, qui abrite de nombreux fondouks, anciens hôtels
caravaniers.
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Nos circuits passant par Marrakech :
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