Oasis de Mezgarne

Téléphone : +212-(0)61.74.36.17 ou +33-(0)870.444.977 - Mail : oasisdemezgarne@yahoo.fr - GPS : N 30° 46'35 W 05° 30'39

 
 
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La Hamada du Guir
 

 

La Hamada du Guir
Un désert noir, caillouteux, inquiétant parfois, une étendue minérale où une rare végétation très clairsemée arrive à survivre en tendant ses longues racines vers les dernières traces souterraines de l’Oued Guir. La fin en pente douce des montagnes de l’Anti-Atlas, qui va peu à peu s’ensabler et se perdre dans l’immense Sahara, c’est notre désert, aux portes de Tazzarine, la Hamada du Guir, qui va ensuite traverser la frontière algérienne et s’arrêter au bord du Grand Erg Occidental, à l’Est, à Beni-Abbès.

Autrefois fertile, sans doute même marécageuse (on y trouve denombreux fossiles, dont des sauriens, et un des plus vieux dinosaures du monde), la Hamada était peuplée depuis les temps proto-historiques, comme le prouvent les tumuli pré-islamiques d’Hassi Beraber. On y trouve aussi des marbres, et près de Mezgarne, une carrière est encore en exploitation.

Parcourir cette grande étendue plate, bordée de falaises abruptes, au pas balancé d’un dromadaire, doux et comme flottant sur le sable, plus saccadé sur les pierres, en n’ayant comme unique protection contre le soleil que son chèche, c’est commencer le voyage des nomades. La chaleur de la Hamada peut tuer, en quelques heures, un à deux jours au plus, si on l’affronte en plein été, sans eau. La réverbération du soleil sur les pierres noires créé une lumière très particulière, peut être la concrétisation de cette « obscure clarté », et les feuilles sombres des quelques épineux se fondent dans le paysage.
Elle est encore parcourue par des nomades, qui vivent de l’élevage de maigres troupeaux, allant d’oasis en oasis, marchant la nuit, au clair de lune, pour éviter la chaleur. Traverser le désert au clair de lune est une expérience incomparable. L’absence totale de pollution permet de voir une Voie Lactée dense comme on ne pourrait l’imaginer, dont la clarté se joint à celle de l’Ayour (la lune en berbère) et on pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour, si ce n’était l’absence de couleurs….

Isabelle Eberhardt, la Saharienne, le disait « O Sahara, Sahara menaçant, cachant ta belle âme sombre en tes solitudes inhospitalières et mornes ! Oui, j'aime ce pays du sable et de la pierre »

La Hamada du Guir

 

Nos circuits passant par la Hamada du Guir :