Oasis de Mezgarne

Téléphone : +212-(0)61.74.36.17 ou +33-(0)870.444.977 - Mail : oasisdemezgarne@yahoo.fr - GPS : N 30° 46'35 W 05° 30'39

 
 
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Les cités portugaises et la côte
 

La côte atlantique au Sud de Casablanca est parsemée de places fortes construites par les Portugais au XV° et XVI° siècle, dans le double objectif de lutter contre les Mérinides qui tentaient de reconquérir le terrain perdu en Andalousie et au Portugal et surtout de sécuriser leurs routes commerciales.
Ils mettent le pied pour la première fois au Maroc avec Dom Henrique le Navigateur, qui s’empare de Ceuta.

Asilah, d’origine phénicienne, est une ville importante à l’époque mauritanienne, qui frappe monnaie. Les Idrissides y établissent un camp fortifié dès le VIII° siècle. Elle est mise à feu et à sang par les assauts répétés des vikings, puis restaurée et fortifiée par les sultans de Cordoue, et Asilah devient une ville prospère. Elle est prise par les Portugais en 1471 par une flotte de cinq cent navires, et restera entre leurs mains jusqu’à sa la bataille des trois rois, le 4 août 1578, sorte de Poitiers du Maghreb, qui arrête définitivement l’expansion portugaise. Le roi Sébastien I° du Portugal y perdit la vie, comme les sultans Abd el-Malek et Mouataouakil. Asilah tombe alors aux mains des Espagnols, jusqu’à sa reconquête par Moulay Ismaïl en 1691.

Elle connaîtra une seconde célébrité au début du XX° siècle, le brigand Raisouli qui sévissait dans la région, avait obtenu en échange de sa collaboration avec le pouvoir, le caïdat sur la région de Tanger. Mais il fut bientôt chassé de cette ville, et partit pour Asilah en 1906. Il tomba finalement au moment de la première guerre mondiale, où il décida de s’allier aux allemands contre les espagnols.

Porte bleue à Asilah

Petite ville andalouse enserrée dans ses remparts monumentaux, ses maisons anciennes aux boiseries peintes en bleu et vert et aux moucharabiehs ouvragés font son charme. Trois portes seulement permettent de pénétrer dans la médina, la porte de la Mer (Bab el-Bahr) et la porte de la Terre (Bab Homar), de part et d’autre de la tour carrée, sont encore décorées d’armoiries portugaises. On peut aussi visiter le palais Raisouli, et un cimetière dont les tombes sont décorées de zelliges.

Asilah a une très belle plage, c’est aussi le centre de nombreuses manifestations culturelles.

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Azemmour est une ancienne cité almohade située sur l’embouchure de l’oued Oum-er-Bia. Fondée sur l’emplacement d’un ancien comptoir phénicien, Azemmour est investie en 1513 par les Portugais qui y faisaient déjà du commerce. Ils n’y resteront que 28 ans, avant d’être chassés par les Sâadiens, mais auront le temps de laisser leur empreinte sur la médina où les maisons blanches aux bougainvillées rouges s’étalent entre les terrasses et les oliviers.
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Tout près d’Azemmour, El-Jadida, où les Phéniciens y arrivèrent les premiers. Les Portugais l'appelèrent Mazagan, la reconstruisirent et la fortifièrent, ce qui leur permit de résister deux siècles et demi, en faisant un de leurs derniers bastions. Elle était réputée pour être la place la plus sûre de l’Afrique de l’Ouest.
La plage d'El Jadida
Au moment de s’enfuir devant les troupes de Sidi Mohammed ben Abdallah en 1769, les Portugais minèrent les bastions et brûlèrent la ville, qui ne sera reconstruite qu’en 1815, sous le nom d’El-Jadida (la ville nouvelle). Au XIX° un important mellah se développe.

Aujourd’hui, El Jadida est une ville touristique pour les marocains, qui profitent de la très belle plage de Sidi Bouzid. Quatre des cinq bastions minés ont été reconstruits après le siège de 1769, le Bastion du Saint Esprit permet d’accéder au chemin de ronde dont on peut faire le tour, et domine les restes de l’ancien château fort, tandis que le bastion de l’Ange offre une belle vue sur la cité et la porte de la Mer.

A l’intérieur des remparts on voit beaucoup de vieilles maisons de style portugais, malheureusement assez délabrées, comme l’ancienne église et l’ancienne synagogue, désaffectées. Surtout, la citerne portugaise, redécouverte par le plus grand des hasards en 1916, vaut à elle seule la visite. Cette immense salle de 1.100 m2 présente de superbes arcades illuminées par un puit central se reflétant dans quelques flaques qui rappellent qu’autrefois cet espace magnifique était destiné à être rempli d’eau.

Dans nos circuits photo, il peut être organisé une séance de prise de vues dans la citerne portugaise.

Citerne portugaise à El Jadida

 

Nos circuits passant par El Jadida :

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Safi, appelée aussi Asfi, est mentionnée pour la première fois au XI° siècle. Les Portugais y établissent un comptoir pour le commerce triangulaire en 1481, et s’emparent de la ville en 1508. Ils construisent des remparts, et un fort en bordure de l’océan, avant d’être chassés par les Saadiens en 1541. La ville prend de plus en plus d’importance pour devenir le premier port du Maroc (pêche à la sardine et transports de phosphates).
Dar el-Bahr (le château de la Mer) est encore équipé de ses anciens canons du XVII°. Il était la résidence des gouverneurs et des sultans. Il faut visiter la rue du Souk, qui traverse la médina de part en part, occupée par les artisans et échoppes (Safi est connue pour ses poteries, aux délicats décors polychromes). Au sud, la chapelle portugaise, à l’est les remparts de la Kelcha, l’ancienne forteresse des Portugais, avec une porte monumentale. Les ateliers des potiers sont traditionnellement installés à l’extérieur de la ville, car c’est une activité polluante et génératrice de risques d’incendie.

Safi
Enfin, c’est de Safi que partit en 1920 Thor Heyerdahl sur un radeau de papyrus et de bambous, le Râ, qui mit 57 jours pour rallier les Antilles, prouvant que les Africains pouvaient avoir débarqué en Amérique il y a plus de 4500 ans.

Au nord de la ville, une corniche avec une vue panoramique splendide sur la ville et le port, où un petit café bien agréable s’est installé.

A 33 kms au sud, Souira Kadima (l’ancienne enceinte) avec les restes d’un Ribat (monastère fortifié) portugais. Une dizaine de kilomètres plus loin, après l’oued Tensift, les ruines de la kasbah Hamidouch, derrière une enceinte fortifiée construite par Moulay Ismaïl.
On arrive en pays Chiadma, où se trouvent les berbères Regraga, à l’origine de l’arrivée de l’Islam au Maroc, selon la légende. Leur moussem célèbre les sept frères qui allèrent à la Mecque pour rencontrer le Prophète et revinrent convertis à la nouvelle religion.

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Essaouira, l’ancienne Mogador, est la plus célèbre et la plus visitée des cités portugaises.

La ville est construite sur une presque île balayée par les alizés en permanence, ce qui en fait un asile de fraîcheur durant l’été marocain, et le paradis des surfeurs.
Comme les autres cités portugaises, elle fut d’abord un comptoir phénicien, dont la présence est attestée dès 630 avant JC.
Elle devient célèbre grâce à la fabrication de la pourpre, recherchée par l’Empire Romain, et se développe comme un port berbère, sous le nom d’Amogdoul (le bien gardé) où transitaient les marchandises du Souss et de tout le sud marocain.

Les Portugais l’utilisent comme base commerciale, et déforment son nom en Mogdoura, qui deviendra en espagnol Mogadour, et enfin Mogador en français. Ils construisent en 1506 un château royal à l’entrée du port, et développent l’exploitation intensive de la canne à sucre.
Pourtant le monument essentiel d’Essaouira, la Skala, est construite par un français. En effet, en 1764, le sultan alaouite qui voulait punir Agadir de sa fronde, charge de cette construction Théodore Cornut, un prisonnier qui construira une ville en carré, aux larges rues, derrières dès fortifications à la Vauban. Essaouira évoque souvent St Malo, c’est une ville nouvelle du XVII° (Comme en France Rochefort bâti de la mêm façon pour punir La Rochelle).

Bateaux de pêche à Essaouira
Porte à Essaouira
La ville prend alors son nom d’Essaouira (l’image), ou Es-Souira, le lieu fortifié), tous deux faisant référence aux plans de Cornut. Le sultan assura le développement de sa nouvelle ville en demandant aux consuls européens de s’y installer, comme aux plus riches familles du royaume, les tujjar-el-sultan, les négociants du roi. Elle devint une ville cosmopolite où se côtoyaient arabophones, berbérophones et Gnaouas, les descendants des anciens esclaves noirs (les Guinéens).
A la fin du XVIII° on y trouvait près d’un millier d’Européens, pour le commerce, et la ville assurait 40% des échanges maritimes. Sous le protectorat, elle déclinera face à la concurrence de Casablanca et Agadir.

Elle renaît aujourd’hui comme destination touristique et culturelles. Ses remparts offrent de splendides promenades, et son port plein de vie un spectacle exubérant. Lorsque les gros chalutiers rentrent, une armada de dockers en décharge les paniers de poissons, qui sont vidés sur des plateaux et recouverts de glace. Des porteurs en ciré et couvre-chef rembourré transportent ensuite ces plateaux tout dégoulinants sur leur tête jusqu'aux camions. Pendant ce temps, les équipages préparent les bateaux et les filets pour la sortie suivante. Il n'y a jamais de répit. Sur place, marins, dockers et touristes se restaurent de savoureux poissons et fruits de mer grillés en plein air.

La Skala vit le tournage de l’Othello d’Orson Welles et attire encore peintres et photographes. La médina et le mellah sont pittoresques, et les échoppes des nombreux artisans arrêtent longtemps les touristes. Essaouira est connue pour ses marqueteurs, qui travaillent notamment le thuya, le citronnier et le bois de rose, et pour ses orfèvres en argent, héritiers de la tradition juive.

A 20 kms d’Essaouira, par une route bordée d’arganiers, on atteint Sidi Kaouki, autre spot de surfeurs, qui fut célèbre dans les années 60 car Jimi Hendrix y séjourna. Son marabout directement face à la mer est délabré, mais très séduisant.

 

Marabout de Sidi Kaouki

On peut aussi relier en une demi-heure de bateaux les îles purpuraires, qui abritent une réserve ornithologique, et l’île de Mogador où se trouvent les restes d’une grande prison, et où Juba II, roi de Maurétanie Tingitane, avait installé une fabrique de pourpre.

Il y a depuis peu des dessertes aériennes directes sur Essaouira à partir de la France

Les murailles d'Essaouira
Les murailles d'Essaouira

 

Nos circuits passant par Essaouira :

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Agadir tire son nom d’un mot berbère signifiant village ou grenier fortifié. Au départ village de pêcheurs berbères, fortifié, et utilisé par la tribu des Ksimas. Dans ce « Porto Meseguinam », les marins portugais se livrent alors à la piraterie et à la contrebande.
En 1505, João Lopes de Sequeira construit un fortin au pied de la colline, pour interdire l’accès à la rade, et en 1513 le roi Manuel I° officialise cette prise de pouvoir en rachetant le fort, et en installant une garnison. Agadir s’appelle alors Santa Cruz de Cabo de Aguer (du Cap du Gué), et sécurise les routes terrestres et maritimes du trafic de l’or et des esclaves (Soudan, Guinée…)
Mais les tribus de la régions s’unissent, sous l’autorité des Saâdiens, et, le 12 mars 1541, après six mois de siège, les portugais capitulent et abandonnent Agadir.

La région passera en dissidence à l’arrivée des Alaouites qui, en représailles, une fois leur autorité restaurée, fermeront Agadir. La ville renaîtra à l’entrée des Français, en 1913. La station touristique la plus fréquentée du Maroc compte alors moins de 7.000 habitants !
Avec l’Aéropostale, et surtout avec la pêche (Agadir dispute à Safi le titre de premier port sardinier du monde), la ville prend son essort, brutalement arrêté le 29 février 1960 avec un tremblement de terre meurtrier (plus de quinze mille morts) et destructeur. Agadir a été presque entièrement détruite, et reconstruite à neuf, à partir de 1962, sur un terrain sismiquement sûr. C’est aujourd’hui une station balnéaire moderne, internationale, où les enseignes allemandes, anglais et même russes se mêlent aux panneaux en français et en arabe, animée, qui se différencie peu de celles qu’on pourrait trouver partout en France ou en Espagne. Il ne reste rien des constructions portugaises, et seulement quelques fortifications de l’ancien agadir berbère.

Agadir
Mais ses 300 jours d’ensoleillement annuel exercent un attrait incontestable, comme ses 10kms de plage de sable fin et doré. De nombreuses activités sont possibles, en plus du bronzage, on peut y bronzer, faire une promenade en dromadaire, de la planche à voile, accompagner des pêcheurs… Et le soir, la multitude de restaurants, cafés et discothèques accueillent les nombreux touristes.

 

Nos circuits passant par Agadir :

 

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