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La cuisine marocaine est
connue pour être une des meilleures, peut être l'équivalent
nord-africain de la cuisine française. Les spécialités
sont nombreuses, du nord au sud, et l'usage des épices
demande une main experte, pour que les goûts se fondent
sans qu'aucun ne prenne le pas sur l'autre. Beaucoup de plats
mélangent sucré et salé.
La tourista, cette plaie
du touriste voyageur, peut se déclencher avec un simple
changement de climat, ou même d'habitudes.... On peut
aussi l'attraper dans les pays européens ! La nourriture
au Maroc est de bonne qualité, et les marocains sont
pour eux-mêmes très à cheval sur la fraîcheur
et la qualité des produits. Ce qui est naturel, "baldi",
est très prisé. Les précautions habituelles
(pas de fruits ou légumes non épluchés,
et boire de l'eau minérale) suffiront pour l'éviter.
Dans les grandes villes, les glaciers sont aussi sûrs
que leurs confrères européens, et leurs produits
délicieux.
Le régime alimentaire
est méditerannéen, beaucoup de légumes,
des viandes, du poulet, du boeuf, aussi du bouc, et même
parfois du hérisson. Le pigeon et le mouton sont des
viandes de fête. Des salades, l'été, dont
il est inutile de se priver, car tous les légumes sont
soigneusement épluchés (même les tomates)
et coupés en petits morceaux. Des fruits en dessert (les
oranges du Maroc, parsemées d'un peu de cannelle, sont
un délice) plus souvent que des pâtisseries. Des
dattes, aussi, fraîches ou séchées et bien
sûr des olives se grignotent toute la journée.
Le petit-déjeuner marocain est copieux, avec des crêpes,
du pain, du fromage, de l'huile d'olive, et, en plus de l'inévitable
thé à la menthe, du café, souvent au lait.
La cuisson se fait à
l'huile, les poissons frits et rarement grillés (on peut
en trouver partout, les villes de l'intérieur sont souvent
desservies, au moins une fois par semaine, et sur la côte
c'est un plaisir d'aller manger au port), les viandes grillées,
souvent après avoir été marinées
la veille. Les tagines, de viande ou de poissons, sont cuits
longtemps, les différents ingrédients rajoutés
au fur et à mesure. Le concept de viande saignante n'existe
pas, à la fois par hygiène et pour respecter le
mode d'abattage "hallal" de l'Islam.
L'eau dans les grandes
villes, Casablanca, Rabat, Marrakech est potable. Elle peut
avoir mauvais goût, soit chlore, soit parce qu'elle est
passée par roches gemmes dans la montagne. Vous pouvez
vous lavez les dents avec, mais il est plus agréable
de boire de l'eau minérale, en bouteille, que l'on trouve
dans toutes les petites boutiques. Elle coûte entre 5
et 10 dirhams le litre et demi, selon que vous l'achetez à
un revendeur ou un restaurant. Boire plutôt de l'eau minérale
(Sidi Ali, Sidi Harazem, ...) que de l'eau de source, celle-ci
a moins bon goût. Il y a beaucoup de sources au Maroc,
généralement de l'eau filtrée par les montagnes.
Nous n'avons jamais eu de problèmes en en buvant, peut
être que nous avons eu de la chance. En tout cas, si vous
voulez tenter l'aventure, servez-vous directement à la
source, et seulement si elle a été amménagée
de façon à ne pas pouvoir être polluée
par les animaux.
Le thé vert a été
introduit au Maghreb vers 1830 seulement. Il s'est imposé
partout, équivalent local de notre petit noir. Il se
boit parfumé à la menthe, ou à l'absinthe
(cheba) l'hiver, ou encore au romarin. Même nature il
est délicieux. Il sera toujours servi très chaud,
et très sucré.
Les épices et les herbes
sont omniprésentes, cumin, curcuma, coriandre, gingembre,
safran, piments divers, cardamone, canelle, persil.... Si vous
achetez vos épices au marché, vous pouvez demander
qu'on vous fasse du ras-el-hanout (mélange du chef),
tout en précisant pour quel plat.
Les plats à ne pas manquer.
Tagines bien sûr, de poulet au citron confit, de boeuf,
de poisson, couscous, et sfa (une semoule cuite avec des raisins,
saupoudrée de cannelle et arrosée de lait), pastilla
au pigeon (de la viande hachée mélangée
à des oeufs, des amandes et des épices, enrobée
de feuilles de brick), cornes de gazelles, briwat, msamem (une
sorte de crêpe un peu épaisse), même les
plats les plus simples de la cuisine marocaine sont des délices.
Vous pouvez aussi gouter le rayit, sorte de lait épaissi,
mangé à la petite cuillère, parfumé
aux fruits ou simplement au sucre.
Les alcools et la charcuterie.
Il est possible de trouver des alcools dans la plupart des supermarchés,
mais ils sont chers. De même, il y a beaucoup de charcuteries
à base de dinde. La charcuterie à base de porc
peut se trouver dans quelques supermarchés dans les grandes
villes, mais là aussi elle est très chère...
et de qualité moyenne.
Faire son marché soi-même.
Flâner au souk et faire ses courses peut être au
choix un plaisir, ou une épreuve. On se fera appeler
par tous les commerçants, attirer, et il faut savoir
marcher d'un pas décidé quand on ne veut pas s'arrêter.
Certaines habitudes aussi peuvent être déconcertantes,
comme l'habitude qu'ont les clients de tâter eux-mêmes
les morceaux de viande pour choisir le meilleur (n'oubliez pas
que la viande cuit toujours longtemps !). Mais c'est là
que vous pourrez trouver les épices en abondance, les
patisseries vendues pour quelques dirhams....
Manger avec des marocains.
Si vous êtes invités à manger dans une famille
marocaine, vous serez sans doute servis dans le grand plat commun
où tout le monde se sert, de la main droite, avec un
petit bout de pain. Si vous n'y arrivez pas, n'hésitez
pas à demander de l'aide, une assiette et une fourchette,
ou une cuillère apparaitront ! Si vous voulez manger
à la marocaine, sachez qu'il est impoli de prendre un
morceau ailleurs que devant soi, et que l'on finit les légumes
avant de commencer la viande. La maitresse de maison peut partager
les morceaux, et vous réservera alors les meilleurs.
Et surtout, qu'il est impératif de manger et de boire
avec la main droite uniquement. On vous servira à boire
surtout des boissons gazeuses. Et l'on vous incitera à
vous resservir et à manger copieusement ....
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Dans les grandes villes et les zones touristiques, vous pouvez
vous habiller assez librement, dos nus, shorts ou jupes courtes
sont acceptés... mais attirent les regards. Dans le reste
du pays, aussitôt sortis de la plage ou de l'enceinte
du club, une certaine décence est de mise. Pas de shorts,
mais au moins des bermudas, pas de jupes trop courtes, et avoir
des chemises ou des T-shirts au moins à manches courtes.
Plus vous vous enfoncez dans le Maroc rural, plus vous devrez
vous couvrir, dans l'Atlas ou dans le grand Sud le pantalon
devient indispensable, et les manches longues sont appréciées,
quand vous traversez un village. A noter que pour beaucoup de
marocains, nos T-shirts sont assimilés à des sous-vêtements,
préférez les chemises.
Vous remarquerez aussi que les marocains sont vêtus aussi
pudiquement que les femmes, et, comme elles, ont souvent la
tête couverte. Le port du voile est une décision
individuelle, et on voit souvent dans ma rue marcher la main
dans la main un groupe d'amies dont certaines sont voilées,
tandis que d'autres sont tête-nue.
Les soirées et les nuits pouvant être froides,
vous apprécierez d'avoir apporté une bonne paire
de chaussettes et un bon pull, voire en hiver une polaire en
plus. Et peut être achèterez-vous une djellaba
en laine, ou un de ces manteaux courts tissés en laine
qui vous protégeront des rigueurs du froid.
Le chèche est l'ami du voyageur, il rafraichit quand
il fait chaud, réchauffe quand il fait froid, et en tout
temps protège du vent et de la poussière. Il existe
plusieurs façons de le nouer, toutes laissent devant
le visage un grand pan que l'on peut rammener devant sa bouche.
Dans le Sud vous le trouverez partout, pour des prix allant
de 20 à 50 dirhams. Quand vous l'achetez, vérifiez
qu'il ne déteint pas, c'est une question de tissu plus
que de couleur. Si on vous dit qu'il déteint, laissez
le tremper une ou deux heures dans le vinaigre, puis rincer-le,
la couleur est fixée. Dans le doute, ou l'impossibilité
de faire ce trempage, rabattez-vous sur du blanc... la teinture
du chèche est tenace, et refuse obstinément de
quitter les vêtements qu'elle a colonisés. Mais
rien de plus agréable par une grosse chaleur que de mouiller
son chêche d'une eau fraiche et de marcher dans cette
humidité bienfaisante.
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